Chaque conducteur a déjà entendu ce conseil : « Faites effectuer un diagnostic. » Mais qu’est-ce que cela signifie réellement ? S’agit-il simplement de lire les codes défaut avec un scanner, ou y a-t-il davantage à faire ? Et surtout, pourquoi payer pour un diagnostic si la voiture fonctionne normalement et ne semble pas présenter de problème ? Voici ce que recouvre réellement ce terme, dans quels cas un diagnostic est nécessaire et comment la procédure est réalisée dans un atelier de réparation automobile moderne.
Le diagnostic automobile consiste à examiner un véhicule sans le démonter. À l’aide d’équipements spécialisés, de mesures et d’une inspection visuelle, le technicien recueille des informations sur l’état des composants et des systèmes du véhicule. À partir de ces informations, il détermine ce qui fonctionne correctement et ce qui pourrait bientôt nécessiter une intervention.
En termes médicaux, il s’agit d’un examen de santé complet du véhicule. Et, comme en médecine, il existe différents niveaux d’examen, allant d’un rapide « contrôle » à un « examen approfondi » complet.
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Plusieurs raisons peuvent justifier de faire effectuer un diagnostic sur une voiture.
La première, et la plus évidente, est qu’un problème est apparu. Le voyant moteur s’allume, le régime moteur fluctue, la climatisation ne répond plus ou un bruit suspect apparaît au niveau de la suspension. Le diagnostic permet d’orienter les recherches vers l’origine du problème.
La deuxième raison est l’entretien préventif. La voiture fonctionne normalement, mais vous avez l’impression que son comportement routier s’est dégradé, ou bien le moment de l’entretien périodique est simplement venu. Il vaut mieux savoir à l’avance quelles pièces devront bientôt être remplacées plutôt que de se retrouver immobilisé sur l’autoroute à la suite d’une panne soudaine.
La troisième raison est l’achat d’une voiture d’occasion. Ce type d’inspection peut vous éviter d’acheter un véhicule présentant des problèmes cachés. Vérifier le kilométrage réel et détecter d’éventuels défauts dissimulés dans les systèmes électroniques ou la suspension peut fournir des informations précieuses au moment de choisir un véhicule.
Il s’agit d’un contrôle rapide et basique. Il comprend la lecture des codes défaut et l’inspection des principaux composants. Cette procédure convient bien à l’entretien périodique.
Cette méthode est utilisée lorsqu’un contrôle rapide révèle un problème ou que le technicien soupçonne une défaillance complexe. Des équipements spécialisés, des oscilloscopes et l’analyse des paramètres en temps réel entrent alors en jeu. Un essai routier avec un appareil d’enregistrement connecté peut même être nécessaire pour « capturer » une panne intermittente.
Un scanner spécialisé est connecté à la prise de diagnostic du véhicule. Il lit les codes défaut enregistrés par tous les calculateurs électroniques, notamment ceux du moteur, de la transmission, de l’ABS, des airbags et des autres systèmes. Le technicien peut ainsi déterminer dans quel système un défaut a été détecté.
Mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Lire un code défaut ne suffit pas. Il est important de déterminer pourquoi il est apparu. Par exemple, un scanner peut indiquer « aucun signal provenant du capteur de température ». Le problème peut venir du capteur lui-même, d’un fil sectionné, d’un connecteur corrodé ou même du calculateur. Pour en trouver la cause, le technicien vérifie en temps réel les paramètres de fonctionnement réels des capteurs et des systèmes à l’aide d’un oscilloscope et d’autres instruments.
Cette procédure ne se limite pas à la lecture des codes défaut. Un diagnostic « classique » consiste à mesurer la compression des cylindres et à analyser la composition des gaz d’échappement. Ces données peuvent fournir des informations sur l’état du groupe piston et du système d’alimentation en carburant.
Des équipements spécialisés sont utilisés ici pour simuler le fonctionnement de la suspension lorsque le véhicule est en mouvement :
Un banc de contrôle de suspension fait vibrer les roues afin d’évaluer l’état des amortisseurs et des ressorts.
Un détecteur de jeu permet d’identifier les jeux présents dans la direction et la suspension.
Un banc de freinage mesure les performances de freinage de chaque roue et indique immédiatement si les freins fonctionnent de manière uniforme.
Le technicien contrôle également le véhicule manuellement : il secoue les roues, écoute les bruits de la suspension et vérifie les silentblocs des bras de suspension à l’aide d’un démonte-pneu. Impossible de faire l’impasse sur cette étape.