Énormes, avec de nombreux cylindres et puissants.
Énormes, avec de nombreux cylindres et puissants. C’est l’image qui vient à l’esprit lorsque l’on entend l’expression « moteur américain ». Pourtant, les États-Unis ont également produit de nombreux moteurs sous-motorisés.
Une voiture de sport équipée d’un moteur atmosphérique haute performance. C’est ainsi que la brochure publicitaire de la Dodge Viper de 1992 présentait le modèle. À première vue, 400 chevaux semblent effectivement représenter une puissance considérable. Mais lorsqu’on considère qu’il s’agit d’un moteur à 10 cylindres d’une cylindrée de 7,99 litres, les chiffres deviennent immédiatement moins impressionnants.
Le Magnum V10 trouve ses origines dans l’ancien moteur LA de Chrysler datant des années 1960. Pour réduire les coûts, les ingénieurs n’étaient pas autorisés à remplacer les culasses obsolètes, dotées de deux soupapes par cylindre, ce qui s’est traduit par une faible puissance spécifique. Malgré cela, la Dodge Viper pouvait atteindre 100 km/h en 4,6 secondes. Et son couple monstrueux de 630 Nm ne laissait personne indifférent.
Autre moteur de Chrysler Corporation qui « ravissait » les propriétaires de Jeep Cherokee avec sa puissance « inarrêtable » à partir de 1999. Le V8 de 4,7 litres développait un modeste 235 ch et 400 Nm de couple.
Pour être juste, ce moteur peu puissant était particulièrement fiable. Son bloc en fonte, sa distribution entraînée par chaîne et son faible taux de compression permettaient au PowerTech V8 de fonctionner dans les conditions les plus difficiles pendant longtemps sans nécessiter de réparations majeures.
La Chevrolet Camaro est l’une des muscle cars américaines les plus respectées. Mais lorsqu’il s’agit des modèles de troisième génération équipés du moteur LG4, leurs propriétaires ont tendance à rester discrets sur la puissance de leurs voitures. On comprend facilement pourquoi : leur petit bloc de 5,0 litres ne développait que 143 ch.
Il est vrai que le début des années 1980 n’a pas été une période particulièrement favorable aux constructeurs automobiles américains. La crise pétrolière et les nouvelles normes antipollution ont fortement réduit la puissance spécifique des V8 américains. La Chevrolet Camaro Z28 n’était donc pas la seule voiture dans ce cas.
Imaginez que les moteurs de 1,6 litre d’une Volkswagen Polo ou d’une Kia Rio ne développent que 36 ch. C’est une pensée pour le moins terrifiante. Pourtant, c’était exactement le rapport entre puissance et cylindrée de la Cadillac Eldorado de 1976. Son imposant moteur de 8,2 litres ne développait que 190 ch.
À l’époque, Cadillac faisait face à de sévères critiques, car les acheteurs se souvenaient que cinq ans plus tôt, ce même moteur développait 400 ch. La même crise pétrolière était en cause et avait incité les ingénieurs de Cadillac à améliorer l’efficacité du moteur en réduisant sa puissance. Les résultats étaient franchement médiocres, mais c’est un sujet qui mérite une autre discussion.